Pour approfondir le concept du Full Face, il faut comprendre que cette approche ne traite pas le visage comme une surface plane, mais comme une structure architecturale en trois dimensions subissant les effets du temps sur plusieurs couches.
Voici une analyse détaillée des piliers scientifiques, techniques et stratégiques de cette méthode.
1. La Science du Vieillissement : Pourquoi le « Full Face » ?
Le vieillissement n’est pas seulement l’apparition de rides ; c’est un processus complexe qui touche quatre couches distinctes :
- La résorption osseuse : Avec le temps, les os du visage (orbites, mâchoire, pommettes) perdent de leur volume. La structure de soutien s’amoindrit, provoquant un « effondrement » des tissus superficiels.
- La migration des compartiments graisseux : La graisse du visage est segmentée. En vieillissant, certains compartiments fondent (tempes, cernes), tandis que d’autres descendent sous l’effet de la gravité (créant les bajoues).
- Le relâchement musculaire : Certains muscles deviennent hypertoniques (muscles du bas du visage qui tirent vers le bas), tandis que d’autres perdent leur rôle de soutien.
- L’altération cutanée : Perte de collagène et d’élastine, entraînant un affinement de la peau.
L’approche Full Face agit sur tous ces niveaux simultanément pour recréer les fondations avant de lisser la surface.
2. La Stratégie des « MD Codes »
L’un des fondements du Full Face moderne est la méthode des MD Codes, développée par le Dr Mauricio de Maio. Il s’agit d’une cartographie précise de points d’injection (environ 75 points sur tout le visage).
Chaque point a une fonction spécifique :
- Les codes de fondation : Injectés profondément sur l’os pour recréer une structure (ex: pommettes, angle de la mâchoire).
- Les codes de contour : Pour redéfinir les lignes (ex: jawline, arc de cupidon).
- Les codes de raffinement : Pour les finitions de surface (ex: rides fines, hydratation).
Voir un vrai visage, c’est voir quelqu’un qui a vu quelque chose de plus grand que lui. Christian Bobin
3. Analyse par zones : L’interdépendance des traits
Le Full Face repose sur l’idée que traiter la zone A corrige souvent le problème de la zone B.
Le tiers supérieur (Front, Tempes, Sourcils)
- Tempes : Le creusement des tempes donne un aspect « squelettisé ». Les remplir redonne une forme de cœur au visage et lifte subtilement la queue du sourcil.
- Front : Utilisation combinée de Botox (pour détendre) et d’acide hyaluronique très fluide (pour restaurer le galbe).
Le tiers moyen (Pommettes, Vallée des larmes, Cernes)
- C’est la clé de voûte. En restaurant le volume des pommettes, on lifte mécaniquement le sillon nasogénien (la ride qui va du nez à la bouche).
- Cernes : On ne les traite souvent qu’après avoir stabilisé la pommette pour éviter de créer une poche artificielle.
Le tiers inférieur (Lèvres, Menton, Jawline)
- Le Menton : Souvent négligé, une projection du menton (génioplastie médicale) peut radicalement améliorer le profil et retendre la peau sous le menton.
- L’ovale (Jawline) : On crée une ligne nette pour séparer le visage du cou, ce qui donne un aspect plus jeune et dynamique.
4. Tableau comparatif des produits utilisés
| Type de produit | Rôle principal | Durée moyenne |
| AH Volumateur | Recréer l’os et les volumes profonds (menton, pommettes) | 18 – 24 mois |
| AH Fluide | Lèvres, cernes, rides superficielles | 9 – 12 mois |
| Inducteurs (Radiesse) | Remise en tension cutanée (effet « lift » biologique) | 12 – 18 mois |
| Toxine Botulique | Repos des muscles (front, rides du lion, cou) | 4 – 6 mois |
5. Risques et Précautions : Ce qu’il faut anticiper
Une intervention Full Face n’est pas anodine et nécessite une expertise anatomique réelle.
- L’effet Tyndall : Si l’acide est injecté trop superficiellement dans les zones de peau fine (cernes), il peut donner un reflet bleuté.
- Risque vasculaire : Bien que rare, l’injection accidentelle dans un vaisseau peut causer une nécrose. C’est pourquoi l’usage de la canule est privilégié pour la sécurité.
- Sur-correction : Le risque de « Pillow Face » (visage trop gonflé) survient si le praticien cherche à effacer chaque ride par le volume au lieu de jouer sur la tension.
- Contre-indications : Maladies auto-immunes actives, allergies graves, grossesse ou allaitement.
6. L’aspect budgétaire et temporel
Le Full Face représente un investissement plus lourd qu’une injection classique, mais il est souvent plus rentable à long terme.
- Le coût : Il se calcule généralement au nombre de seringues. Un plan de traitement complet peut varier de 1 500 € à plus de 4 000 € selon les besoins.
- L’approche par étapes : Il est tout à fait possible de faire son Full Face en 2 ou 3 séances espacées de quelques mois pour laisser les produits s’intégrer et lisser l’investissement financier.
Pourquoi privilégier le Full Face à la chirurgie ?
N’hesitez pas à prendre rendez-vous pour faire votre votre Full Face à Lausanne, c’est une technique idéale pour ceux qui ne sont pas encore prêts pour un lifting chirurgical. Il permet de « gagner du temps » sur le vieillissement sans les cicatrices, sans anesthésie générale et avec une éviction sociale quasi nulle (quelques jours de légers gonflements tout au plus).

